7 preuves immuables que Dieu n’en a pas encore fini avec toi

Les Puritains ont laissé des repères précieux pour les croyants découragés. Ces auteurs intemporels ont listé les 7 traces que la Grâce de Dieu laisse dans un coeur...

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Tu traverses peut-être une période de découragement. Tu pries sans ressentir grand-chose. Tu lis ta Bible avec difficulté. Tu as parfois l’impression que Dieu est loin.

Pourtant, depuis des siècles, les grands auteurs chrétiens ont observé que la grâce de Dieu laisse des traces dans une vie. Madame Guyon, Charles Spurgeon, Thomas Watson et de nombreux auteurs qu’on appelle « Puritains » parlaient de « marques de la grâce » : des signes visibles et intérieurs qui témoignent que Dieu continue Son œuvre dans une âme.

Ces marques ne sont jamais parfaites. Elles sont souvent fragiles, discrètes et mêlées à beaucoup de faiblesses. Mais leur présence est un encouragement puissant pour ceux qui craignent que Dieu les ait abandonnés. Voici ces sept « marques de la grâce » que ceux qui nous ont devancé dans la foi ont reconnues au fil des siècles et qu’ils ont rapporté dans leurs écrits avec une étonnante convergence.

1

Une humilité profonde et sincère

Tu crois que Dieu t’a abandonné ? Alors pourquoi es-tu encore conscient de tes faiblesses ? Pourquoi es-tu encore peiné par tes manquements ? L’orgueil est naturellement satisfait de lui-même. La grâce, au contraire, ouvre les yeux. Elle nous montre ce que nous sommes devant Dieu et nous rend plus doux envers les autres. Un cœur qui souffre de ses imperfections est souvent plus proche de Dieu qu’il ne l’imagine.

Les Puritains enseignaient que l’une des premières œuvres de la grâce est de faire descendre l’homme de son piédestal. Plus nous découvrons la grandeur de Dieu, plus nous réalisons notre dépendance envers Lui. Cette prise de conscience peut être douloureuse, mais elle est saine. Elle n’est pas le signe que Dieu s’éloigne ; elle est souvent le signe qu’Il s’approche.

« Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. » (Jacques 4:6)

« Regardez les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. » (Philippiens 2:3)

2

Un amour croissant pour Christ

Tu es peut-être fatigué. Tu es peut-être déçu de toi-même. Mais Jésus demeure-t-Il précieux à tes yeux ? Aimes-tu encore entendre parler de Lui ? Cherches-tu encore Sa présence ? Une âme touchée par la grâce finit toujours par revenir à Christ. Non parce qu’elle est forte, mais parce qu’elle a découvert en Lui quelque chose que le monde ne peut offrir.

Lorsque Dieu agit dans un cœur, Il ne produit pas seulement de la religion. Il produit un attachement à la personne même de Jésus. Cet amour peut connaître des saisons plus froides, mais il ne disparaît pas. Même dans les périodes de sécheresse spirituelle, le croyant revient instinctivement vers Celui qui a les paroles de la vie éternelle.

« Nous l’aimons parce qu’il nous a aimés le premier. » (1 Jean 4:19)

« Je regarde toutes choses comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ. » (Philippiens 3:8)

La connaissance de Dieu sans celle de sa misère fait l’orgueil; la connaissance de sa misère sans celle de Dieu fait le désespoir.

Blaise PASCAL

3

La repentance et la haine du péché

Tu crois que Dieu t’a abandonné ? Alors pourquoi ton péché te fait-il encore souffrir ? Pourquoi cherches-tu encore Son pardon ? Un cœur abandonné à lui-même finit par justifier le mal. Un cœur visité par la grâce continue à lutter. La repentance n’est pas la preuve que Dieu s’est éloigné de toi. Elle est souvent la preuve qu’Il est encore à l’œuvre dans ton cœur.

L’ennemi aimerait te faire croire que tes combats prouvent ton échec. Les auteurs chrétiens du passé enseignaient exactement l’inverse. La lutte contre le péché est souvent le signe qu’une vie nouvelle est présente. Un mort ne combat rien. Un cœur régénéré, lui, refuse de faire la paix avec ce qui attriste Dieu.

« Un cœur brisé et contrit, ô Dieu, tu ne le dédaignes pas. » (Psaume 51:19)

« Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner. » (1 Jean 1:9)

4

La soif de sainteté et d’obéissance

As-tu encore le désir de plaire à Dieu ? Même imparfaitement ? Même après tant d’échecs ? Cette aspiration n’est pas naturelle à l’homme. Elle est produite par le Saint-Esprit. La grâce ne nous rend pas parfaits instantanément, mais elle nous donne le désir sincère de ressembler davantage à Christ.

Beaucoup de croyants se découragent parce qu’ils regardent davantage à leurs progrès qu’à leurs aspirations. Pourtant, le simple désir de vivre pour Dieu est déjà une marque de Son action. Lorsque le Saint-Esprit travaille dans une âme, Il y dépose progressivement une faim nouvelle : celle de marcher dans les voies de Dieu.

« Si vous m’aimez, gardez mes commandements. » (Jean 14:15)

« C’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire. » (Philippiens 2:13)

Dieu est trop bon pour être cruel et trop sage pour se tromper.

Charles SPURGEON

5

La paix au milieu des épreuves

Tu traverses peut-être une tempête. Tu ne comprends pas ce que Dieu fait. Tu as parfois peur. Pourtant, malgré tout, une part de toi continue à espérer. Cette paix n’est pas l’absence de combat. C’est la présence de Dieu au milieu du combat. Les saints de tous les siècles ont connu cette paix discrète qui subsiste lorsque tout semble vaciller.

La paix de Dieu ressemble rarement à ce que nous imaginons. Elle ne supprime pas toujours les questions ni les larmes. Elle agit plus profondément. Elle permet à l’âme de rester debout lorsque les circonstances voudraient la faire tomber. Cette paix silencieuse est souvent l’une des plus belles preuves de la grâce.

« Tu assures la paix à celui qui se confie en toi. » (Ésaïe 26:3)

« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. » (Jean 14:27)

6

L’amour et la compassion

L’épreuve aurait pu rendre ton cœur dur. Pourtant tu continues à te soucier des autres. Tu continues à pardonner. Tu continues à prier pour ceux qui souffrent. Cette compassion est l’une des plus belles marques de la grâce. Le cœur de Dieu finit toujours par imprimer quelque chose de sa propre tendresse dans le cœur de Ses enfants.

Lorsqu’une personne souffre, la tentation est souvent de se replier sur elle-même. Pourtant, la grâce produit l’effet inverse. Elle élargit le cœur. Elle nous rend sensibles à la douleur des autres. Cette compassion, même discrète, révèle souvent que Dieu continue Son œuvre en profondeur.

« Soyez bons les uns envers les autres, compatissants. » (Éphésiens 4:32)

« À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jean 13:35)

L’âme qui aime Dieu ne cherche plus son intérêt, mais uniquement la volonté de Celui qu’elle aime.

Madame GUYON

7

La persévérance dans la prière et la Parole

Tu crois que Dieu t’a abandonné ? Alors pourquoi continues-tu à revenir vers Lui ? Pourquoi ouvres-tu encore ta Bible ? Pourquoi pries-tu encore, même lorsque tu n’éprouves rien ? La grâce pousse toujours l’âme vers sa source. Parfois avec joie. Parfois avec larmes. Mais elle revient, encore et encore.

Les émotions fluctuent. Certaines saisons spirituelles sont lumineuses, d’autres beaucoup plus arides. Pourtant, malgré tout, tu reviens. Tu lis encore un passage. Tu adresses encore une prière. Cette persévérance discrète est souvent le signe que Dieu te porte alors même que tu crois marcher seul.

« Il faut toujours prier et ne point se relâcher. » (Luc 18:1)

« Son plaisir est dans la loi de l’Éternel. » (Psaume 1:2)

La plus grande marque de toutes

Madame Guyon, George Müller, Spurgeon et les Puritains s’accordaient finalement sur un point : la plus grande preuve de la grâce n’est pas la perfection, mais une âme qui continue à regarder vers Christ. Tes sentiments changent. Tes forces diminuent parfois. Tes émotions varient. Mais Christ demeure le même.

« Ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi. » (Hébreux 12:2)

« Il ne brisera point le roseau cassé, et il n’éteindra point la mèche qui fume encore. » (Matthieu 12:20)

Si tu retrouves dans ton cœur ne serait-ce qu’une seule de ces marques, même faible, même vacillante, prends courage. La grâce est peut-être plus vivante en toi que tu ne le crois…

La première grande affaire de chaque jour est de nourrir mon âme.

George Müller

"Dingue" de Jésus, en chemin avec Lui depuis 34 ans, pionnier du web chrétien depuis 25 ans, père de 6 enfants, Nicolas habite en région bordelaise. Il est connu pour ses blogs d'investigation, ses interviews sans concession et ses chroniques radio conservatrices.

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